Poésie, textes, vidéos piano, chats
S’ouvre la fleur de mon âme Aux pétales de mon cœur. N’est pas morte cette flamme ! Comme un refrain de Paname Voletant sur l’herbe en pleur S’ouvre la fleur de mon âme Elle court comme un sésame En écho de sa douleur N’est pas morte cette flamme ! Cogne...
un rêve qu'a fait mon mari Au matin flamboyant, Tout près de la tonnelle, Un léger bruissement... Soudain, me retournant, Une vision si belle Au matin flamboyant ! Mystérieusement, Comme un froissement d'aile, Un léger bruissement... Mon père est là,...
Combien de jours, Docteur Lui reste-t-il à vivre Combien de nuits, mon cœur Pauvre ange de douceur Est-ce écrit dans le livre ? Combien de jours, Docteur Quelle étrange douleur Toi ? Nos morts tu dois suivre ? Combien de nuits, mon cœur Refuser ce malheur...
« Cette page blanche » Je vis la page blanche, ouverte en deux feuillets, Offrant soudainement l'éblouissant silence D'un grand jardin planté d'invisibles œillets... Et je le reconnus ! Infini de patience... C'était ton cœur à nu, dans cette longue nuit,...
Fuite de l'été Mon âme s'alanguit , quand la terre frissonne Et que frappe aux carreaux la petite aube en pleurs Répétant : « C'est l'été , fuyant devant l'Automne...» Il chantera longtemps , ce violon des cœurs , Déversant ses trésors aux calices des...
Pourquoi pas... J'ai rêvé d'un beau croissant, puis d'un chat, D'une lune dans ses yeux, lumineuse, J'ai rêvé, oui j'ai rêvé, de tout ça... Pourquoi pas ? Dans la nuit, tout est possible, en veilleuse, Notre esprit se fait la belle, en plein ciel, J 'ai...
« Faux éclats » Bijoux de pacotille, aux lumières criardes, Votre funeste éclat, comme peau de chagrin, Souffre, dans le secret, d'inquiétantes échardes. Car vous connaissez bien la peur qui vous étreint Face à la Pureté qui vous ferait de l'ombre Si...
« Suzon » Elle avait l'air content, dans les bras de mon oncle, Sur ses genoux, assise, en riant aux éclats, Son visage était frais, à part un gros furoncle. Que faisait donc Suzon, la voisine d'en bas, Avec mon vieux tonton ? De plus, c'était dimanche...
« Marées » Je sais que tu reviens, comme vague lointaine; Comme tout ce qui passe et recommence un jour... Je sais que certains soirs la mer doit être pleine Jusqu’à la lie, et l’âme, en rade de l’amour. Il le faut, c’est ainsi. Parfois, c’est une peine...
« Feuille de décembre » Douce feuille du Temps, te voilà toute brune... Lambeau de cuir, gisant au milieu de tes sœurs Qui, comme un banc d'oiseaux endormis sous la lune, Exhibent en secret leurs étranges noirceurs... Feuilles, que reste-t-il, en ce mois...
« Vivre comme morte » Je veux être pour toi, un souvenir Qu'automne rapporte... Une plume de soie, un avenir Que la brise emporte... Je voudrais tant partir, puis, revenir Mourir à ta porte... Comme feuille, m'enfuir, pour advenir. Vivre... comme morte...
Mon âme est triste ce soir Plus de miel à ma chandelle Plus de feu ni d'encensoir... Que ma plainte vous soit belle Si je meurs en m'épanchant Sur la plage virtuelle ! Tant de vagues déferlant Dans mon corps et dans mon âme... Jusqu'à quand cet Océan...
" Eté brûlé " Souffle souvent le vent, ces semaines dernières... L'été semble en allé, à peine commencé : Vois, les grands marronniers roussissent les clairières. Dans les feuilles, l'enfant s'en va gaiment jouer, Croyant, en sa candeur, qu'est revenu...
Notre figuier Notre figuier qu'on avait déplacé , Qui semblait mort , à tout jamais stérile , Vois , cet été , comme il s'est redressé ! Déraciné , pour un coin plus fertile , Il s'étiolait . S es jours étaient perdus , Tu te souviens ? Jeune et déjà...
« Tempête » L' Orage est arrivé, frappant de ses sabots Les toits tremblants ! La pluie, de mes murs assoiffée, Rabattue par Eole, en seaux, coulait à flots ! Le feu, l'eau et le vent m'auraient-ils emportée, Mon corps n'aurait frémi, ni mon esprit tremblé...
« Larme oubliée » C'était un petit sac, une pochette d'air, Là, vers mon côté gauche... Une petite source Qui s'est mise à chanter comme l'eau du désert. Frémissant sous mes doigts, ce ruisseau sans ressource A remonté le lit, de mon cœur à mon cou, Et...
« Oui » Mon oui, sur mes lèvres courait, Son regard l'a cueilli. Ma joue, dans sa main reposait Comme un oiseau blotti Mon oui, dans mes yeux débordait, Son souffle l'a tari. Ma paupière, à sa peau tremblait Comme un oiseau transi Mes deux mains autour...
« Un amour » Dans nos cœurs, un amour se cache. Il se repait de nos secrets, Le sort voulant qu'on ne le sache Qu'au triste moment de l'après... C'était un pauvre port d'attache, Avec si peu d'espoirs ancrés Dans nos cœurs... La mort qui rôde, un soir,...
" Pour vous parler " Pour vous parler, je suis prête à apprendre Les règles d'or de ce rondeau si tendre... Une chanson d'un siècle désuet Mais qui me plait avec son air fluet, Et son refrain, qu'il faut savoir entendre... S'il faut suer, et toujours...
Je t'attendrai Je t'attendrai, troubadour, à la brune, En priant dieu qu'il retarde la lune ! A la fenêtre, un petit mouchoir blanc Pour te guider, mon valeureux amant. Je porterai ma robe de soie prune... Tu frapperas, juste une fois, rien qu'une - Mon...
"Léon" Léon le paon, plumages bleus, Avance prudemment - le traitre - Pour, d'un bruit de klaxon hideux, Nous rappeler qui est le Maître ! De ma pelouse - o mes aïeux - Le grand coq ose se repaître, Léon, le paon ! Soir et matin, ce belliqueux, Hurle...
Fête au village Sacré géranium, roi de nos courettes ! Verte dentelle aux vermeils petits cœurs Auréolant nos étés de douceurs, A nos balcons, tes fraiches collerettes, Du rouge au blanc déclinent tes rondeurs. Je ne connais fleurettes plus coquettes...
« Hyposmie »* Ce matin, les amis, quelle étrange aventure : Voulant moucher mon nez, je fouillais dans ma poche... Je vous entends déjà : "La belle affair', pôv' cloche, Pas de quoi nous en faire un pot de confiture !"... C'est ce que vous diriez, et...
Enfin..... « Sourire de tristesse ». Je me souviens de ce visage. Et de ce corps. La ligne épurée des cheveux sur l’épaule. Du temps qui passe. Les années. Le cou penché. Lassitude. Et fière et digne attitude. Abnégation. Abandon. Et ce sourire... Entre...
Tu vois, derrière les branches, entre les toits, il y a un vase. Et dans ce vase, il y a un pan de satin rose. C'est l'aube. L'arbre, devant, semble mauve. La journée sera belle. Les doigts du matin tirent doucement sur les peluches de songes de la nuit....