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Par Domi
« Tempête »
L' Orage est arrivé, frappant de ses sabots
Les toits tremblants ! La pluie, de mes murs assoiffée,
Rabattue par Eole, en seaux, coulait à flots !
Le feu, l'eau et le vent m'auraient-ils emportée,
Mon corps n'aurait frémi, ni mon esprit tremblé :
Je restais impassible, au sort abandonnée.
C'est là que je compris l'ampleur de mon péché
- (Car c'est fauter vraiment de n'aimer plus la vie !) -
Le parfum de la mort me fut presque sucré...
Sombre boulet, rongé par la plus noire suie,
Voilà ce que la haine avait fait de mon cœur,
Depuis que toi, ma sœur, sans un mot, tu m'as fuie...
Quand l'orage, épuisé, perdit de son ampleur,
Je maudissais le sort qui m'ôtait sa présence
- O, folle indifférence à son propre bonheur - ...
En ce nouveau matin, et ce nouveau silence,
Je vis le désespoir, et le puits sans retours,
Où m'avait abîmée l'Indicible Souffrance :
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