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Poésie, textes, vidéos piano, chats

Nostalgie (suite)

" Méditation "
 




J’entends la guêpe
   q
ui cherche un nid
       dans le bois de ma chaise.

Je vois les pâquerettes 
    se lever se coucher 
                                               comme nous chaque jour.

Des milliers de bêtes 
   et de plantes orchestrent
      cette journée magnifique.

                                       Seule âme triste
                                                en ce paysage,
                                                      simple spectatrice,
qui suis-je ?
 
               Ma vie s’arrête, qu’importe. 
                                     
                                              Une peau morte
                                                           pour nourrir la Terre.
  
        Voilà ce que tu es.













"Sentier d'automne"

 
 

Tapis brûlant de mes feuilles d’automne
Le temps s’effrite à chacun de mes pas
 
La pensée de te revoir a jailli dans mon cœur
Faisant craquer les chatons sous mes pieds
 
Les sons, les couleurs, les odeurs
Ont rattrapé nos chemins de tendresse
 
Et je m’en vais vers l’hiver
Rejoindre à petits pas 
Le feu de nos hiers.














  • Sourire d'éternité


    Voilà
    que je me surprends
    à sourire
    aux disparus maintenant.
    Comme aux vivants.

    Même sourire
    d’enfant
    innocent, sans calcul.

    Mais pour celui que j’ai le plus aimé
    il n’y a plus rien.

    Pas de sourire.
    Ni larme évidemment
    c'est si loin...
    Il a basculé
    dans ce qui s’appelle 
    mon passé.

    Quand serai-je libérée des entraves du temps ?

    Serai-je un jour
    présente au " Présent "?
    Cette éternité
    où je le sais
    tu m'attends.



  •  






Flamme ultime




 
 Calme plat
 de mon cœur
 
 Je me souviens très bien
 des affres du bonheur
 mais ne demande rien.

 Lueur grandissante
 d'une bougie finissante
 Je veux être le chantre  
 de sa flamme mourante.

 En ce dernier éclat
 brille le plus beau feu
 De mon embrasement.
 
Ma chandelle se meurt,
v
oici le chant radieux
De mon âme brûlante.








"Oubli"


Courbe longue
De l’horizon
Qui rougit

Courbe profonde
Du vallon
Qui s’enfuit

Lignes courbes
De ton sourire
Qui pâlit

De tes lettres
Qui dansent
Dans mes yeux

Ton souvenir
Même
S’incline

Dans la courbe
Infinie
De l’oubli






                                            

Nouveau départ

Remplacement
 
                                                                Mary cassat
 
Puisque j’ai tout perdu
 
Regardant le Néant
 
J’y puiserai ma Force
 
Et sans me retourner
 
Entraînant mes enfants
 
Avec mon chargement
 
Me tordant les chevilles
 
Pour rejoindre la ville
 
Contemplant ce désastre
 
J’irai jusqu’au grand champ
 
Narguer le vent, le grand vent
 
Comme un Aigle !










"La retraite" (écrite par ma mère )

La retraite est arrivée
et je n’y avais pas songé
Tous ces bruits oubliés
redeviennent familiers
Ils ont leur importance
au milieu de mon silence
Les chats qui respirent
et aussi qui soupirent
Le réveil et son tic-tac
me berce et ne m’énerve plus
Seul le bercement reste magique.
La retraite est arrivée
et je m’y suis noyée
J’écoute le tic-tac
et je perds tout contact
Je me retranche dans ma solitude
et je vis sa plénitude
L’extérieur est très loin
mais je n’en ai plus besoin.
L
a mort est au bout de l’allée
et je reste fascinée
Elle m’attire comme un aimant
et s’approche lentement
La spirale est en route
et je sais qu’elle m’écoute
Elle sait qu’elle m’intéresse
et que vivre c’est la détresse
Qu’il faut partir vite vers l’oubli
dans ce tourbillon qu’est l’infini
Déconnecter cette cervelle
qui tous les jours me réveille
sans espoir de bonheur
et fait vivre ce coeur
qui bat contre mon gré
et dont je n’ai pas clé. 
La vie n’est faite que d’illusions
Le rêve sans doute est la compensation
Seule la mort est réalité
Car elle débouche sur l’éternité.






"Hommage"

Combien je l'aimais, elle le savait.
J’aimais son rire.
Même si ce sourire n’était que survie.
Pour masquer l’impossible.
Combien je l’aimais, elle le savait.
Je l’ai toujours aimée.
J’aimais son corps de mère inavoué.
La peau de ses mains, la rondeur de ses bras,
ça ne s’explique pas.
Elle m’a nourrie de Bach,
mon pain de chaque jour,
c’était ma prof, ma prof à moi.
Comme la neige riant sous le soleil
pour son premier matin au ciel,
j’entends sa gaieté, plus têtue que jamais,
ricocher ce matin dans mon cœur.
Peut-être un soir, comme l’ami Pierre,
en rêve elle sera là, au jardin, quelque part,
rayonnante, disant enfin, disant :
« Ça va ! Maintenant, je vais bien ! ».







Sourire de neige
pour son premier matin
au ciel

Parure de neige
pour faire ce chemin
sans elle

Amour de neige
pour sucrer de miel
ce chagrin









"Elle et moi"




Jolie, tremblante
elle poursuit sa route

Ce parcours immobile

Continues ma belle
ton indicible chemin
cueillant au hasard
les cadeaux de l’instant

Un poème te traverse
une prière, une chanson
tapie en cadence
aux portes de l’enfance :

Passez par ici et moi par là
aur’voir ma cousine on s’reverra

Passes par ici et moi par là
on s’reverra je te le garantis
tu n’es pas seule malgré les apparences
Tout proche,
mon cœur se rapproche
de ce destin terrible

La vie semble bien courte
pour espérer qu’un jour prochain
passé et futur s’envoleront

trop tôt pour qu’on se dise:

Entends l’instant, enfin voici
l’instant béni qui s’éternise...!

Passes par ici et moi par là
le temps n’est pas, donnes-moi le bras

Et même cette foi
qui s’est plantée dans nos cerveaux
un jour d’elle-même donnera
peut-être un fruit nouveau
inconnu de nous

Alors un jour peut-être
légères et muettes on s’en ira
là où le vent
nous mènera







 

 

 

 

 

 

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D
De bien jolis poèmes, mais j'ai la sensation d'être plus qu'un simple vers luisant, une peau morte pour nourrir la Terre... L'Être humain est à la recherche de sa source, de son origine, pour aller plus haut, plus loin, plus grand. Il a au fond de lui cette recherche d'idéal, cette soif d'absolu, cette quête de sens à sa vie. L'Être est un devenir, une marche une croissance sacrée vers la raison première de toutes choses : Dieu Amour.Bien amicalement. DJU770
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