Comme un oiseau
de proie
Il fondit sur moi
Serres, bec et oeil
Froids
Sa colère, je le sais,
Me vouait au néant
Me laissant pourtant
Vivante
Pardon vieux pêcheur
D'avoir été pour toi
Ce relent d'algues molles
Inanimé
Pour toi, je promets
De rire à nouveau
Petit pou de mer
Sautillant
D'enfoncer mon museau
Dans le sable chaud
Dormeur insouciant
Des plages
De parcourir à nouveau
Les flots amoureux
Chantant la Vie
La Vie, mon ami,
Qu'il m'a laissée !