Souvent, sur le passé , mon âme se recueille... Aux anciennes amours , elle songe parfois , Préférant , à l'été des grandioses émois , L'Automne des passions qui , toujours , nous endeuille...
Pourtant , c'est sans regret que ma mémoire accueille Ces souvenirs d'un soir , où se brisent les voix , Quand , d'un commun accord , se détachent nos doigts , Grands arbres dépouillés de leur dernière feuille...
Si douces sont les nuits de l'ultime au revoir , Quand l'amour , plus léger , perd soudain son pouvoir De griser - d'enchaîner ? - d'engendrer la tristesse...
N'ayant plus rien à perdre , on a tout à offrir... C'est pourquoi , dans l'Adieu , la source , sans souffrir , Se donne jusqu'à l'aube en torrents de tendresse !
Doux et tendre, avec une sérénité certaine, acquise quand on a dépassé tous les sentiments exacerbés qui ont plus à voir avec la passion qu'avec l'amour. Ce fut un moment de pur bonheur à la lecture!