pantouns

Vendredi 13 mars 2009
« Mendiants sous l’orage »


Le ciel n’est point clément ces jours derniers;
Des voiles bas sans fin versent leur ombre.
Tout en chantant de vieux airs printaniers
Deux mendiants s’en vont dans la pénombre.

Des voiles bas sans fin versent leur ombre
Sur les forêts aux dos inquiétants.
Deux mendiants s’en vont dans la pénombre.
Résonne au loin leur accent de gitans.

Sur les forêts aux dos inquiétants,
L’éclair soudain zèbre le paysage.
Résonne au loin leur accent de gitans
Roulant les "R" comme un torrent sauvage.

L’éclair soudain zèbre le paysage :
C’est le bon Dieu bougeant ses tisonniers !
Roulant les "R" comme un torrent sauvage,
Le ciel n’est point clément ces jours derniers.



domi



Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Dimanche 15 février 2009





« J’ai hâte ! »


 

Printemps, j’ai hâte ! Enfin, te retrouver…

Voir refleurir les tendres jardinières….

Quand les oiseaux viendront chez nous couver,

L’Amour, nos cœurs chanteront sans manières !

 

Voir refleurir les tendres jardinières

De mille éclats aux subtiles couleurs !

L’Amour, nos cœurs chanteront sans manières,

Oubliant peurs et cuisantes douleurs.

 

De mille éclats aux subtiles couleurs, 

Le gai soleil illumine les aubes.

Oubliant peurs et cuisantes douleurs,

De doux espoirs je sens frémir les robes !

 

Le gai soleil illumine les aubes,

Son renouveau vient nos cœurs soulever.

De doux espoirs je sens frémir les robes !

Printemps, j’ai hâte ! Enfin, te retrouver…






domi







Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 9 février 2009





« Je t’aime »

 


De mon pantoun, cherchant le double thème,

Je languissais ; d’ennui, le cœur enduit.

Tu t'endormais, ignorant mon dilemme,

Ton souffle chaud remplissant le réduit.

 

Je languissais ; d’ennui, le cœur enduit,

L’esprit tout sec, oublié de ma Muse !

Ton souffle chaud remplissant le réduit,

Tu souriais, innocent de la ruse.

 

L’esprit tout sec, oublié de ma Muse, 

Je maudissais cet infernal métier !

Tu souriais, innocent de la ruse,

Dans le sommeil, sombrant, le front altier.

 

Je maudissais cet infernal métier, 

Du doux repos, me refermant les grèves !

Dans le sommeil, sombrant, le front altier,

Je te vis rire, à l’assaut de tes rêves !

 

Du doux repos, me refermant les grèves,

La nuit sifflait, m’infligeant mille morts !

Je te vis rire, à l’assaut de tes rêves,

Un feu brûlant jaillissant de ton corps !

 

La nuit sifflait, m’infligeant mille morts, 

Lorsque, soudain, sourit le mot « je t’aime »,

Un feu brûlant jaillissant de ton corps !

De mon pantoun, cherchant le double thème.




domi



Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 8 février 2009





 « Dans l’attente du printemps »

 

 

La neige a noyé ce dimanche

Dans une avalanche de pleurs.

Hier, naissait ta robe blanche,

O, Perce neige tout en fleurs !

 

Dans une avalanche de pleurs, 

Le Printemps tergiverse, et doute.

O, Perce neige, tout en fleurs,

Tu jaillis le long de la route ! 

 

Le Printemps tergiverse et doute :

Chaque aube est une autre saison !

Tu jaillis le long de la route,

Fidèle à ta seule Raison.

 

Chaque aube est une autre saison :

Hier, le ciel était superbe !

Fidèle à ta seule Raison,

Tu n’obéis qu’aux Lois de l’Herbe.

 

Hier, le ciel était superbe ; 

Aujourd’hui, recrache son fiel !

Tu n’obéis qu’aux Lois de l’Herbe.

Ton Espérance est notre Miel !

 

Aujourd’hui, recrache son fiel

Le vent qui fait gémir la branche.

Ton Espérance est notre Miel !

La neige a noyé ce dimanche…



domi




Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009




« Cœur languissant »

 

 

Mon cœur languissant se consume :
Mon amoureux revient demain !
La plaine est longue dans la brume,
On n’aperçoit plus le chemin...

Mon amoureux revient demain :
J’ai reçu deux de ses palombes !
On n’aperçoit plus le chemin,
Dans leurs nids, rêvent les colombes…

J’ai reçu deux de ses palombes,
Serrant ses lettres sur mon cœur !
Dans leurs nids, rêvent les colombes
Pour oublier l’hiver vainqueur...

Serrant ses lettres sur mon cœur,
Mon âme, au moindre bruit, sursaute !
Pour oublier l’hiver vainqueur,
Dans l’âtre, une flamme tressaute...

Mon âme, au moindre bruit, sursaute !
Cruel cadran, que me veux-tu ?
Dans l’âtre, une flamme tressaute,
Un vent glacé souffle, têtu...

Cruel cadran, que me veux-tu ?
Brûlent mes yeux à te comprendre...
Le vent glacé souffle, têtu,
Le soir, déjà, vient me surprendre !

Brûlent mes yeux à te comprendre,
Beau mirage de mes amours !
Le soir, déjà, vient me surprendre...
Combien de nuits, combien de jours ?

Beau mirage de mes amours,
Plus rien dans l’âtre qui ne fume !
Combien de nuits, combien de jours ?
Mon cœur languissant se consume…




 

 

domi




 

 


Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009





« Tombé du nid »



L’oiseau tombé du nid sautille,

Il n’entend pas le cri perçant !
Lorsque j’étais petite fille,
Je me souviens d’un sol glissant.

Il n’entend pas le cri perçant
De sa maman toute affolée !
Je me souviens d’un sol glissant
Et de mon enfance, envolée.

De sa maman toute affolée
Il se détourne en s’amusant.
Et de mon enfance, envolée
Me revient le parcours usant.

Il se détourne en s’amusant
Sans voir le danger qui s’avance.
Me revient le parcours usant
D’un inextricable silence.

Sans voir le danger qui s’avance,
Découvrant le monde trop tôt.
D’un inextricable silence
Pour le sauver, je cours au trot !

Découvrant le monde trop tôt,
L’oisillon ne voit pas cette ombre !
Pour le sauver, je cours au trot,
Mon cœur jaillit de la pénombre !

L’oisillon ne voit pas cette ombre
- Ces deux grands yeux, verts de dépit -
Mon cœur jaillit de la pénombre
Offrant à la vie, un répit !

Ces deux grands yeux, verts de dépit !
Une queue ondule et frétille...
Offrant à la vie, un répit,
L’oiseau tombé du nid sautille.



domi

Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 4 février 2009





"Oiseaux sauvages"

 

 

Au ciel, un vol d’oiseaux sauvages :

Signe de la course des jours !

Ma main remplit des blanches pages,

Des mots, des rimes de toujours…

 

Signe de la course des jours,

Cette parade est magnifique !

Des mots, des rimes de toujours...

J’aspire à une autre musique !

 

Cette parade est magnifique,

Se déployant en fins arceaux !

J’aspire à une autre musique,

En mon cœur, d’étranges morceaux...

 

Se déployant en fins arceaux

Leurs cris résonnent dans nos âmes !

En mon cœur, d’étranges morceaux,

Tant de soupirs et tant de flammes...

 

Leurs cris résonnent dans nos âmes

Sur la campagne, déferlant !

Tant de soupirs et tant de flammes 

Ma main dessine en vous parlant...

 

Sur la campagne, déferlant,

Leur ombre effleure les bois sages...

Ma main dessine, en vous parlant,

Au ciel, un vol d’oiseaux sauvages…




domi

 




Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 3 février 2009





 « La soupe perdue » 



Je vous parle d’un mets dont je rêve en silence.

C’est un simple potage au fumet savoureux

Qui comme un doux regret me ramène à l’enfance

Quand, de quelque maison, flotte un parfum goûteux.

 

C’est un simple potage au fumet savoureux,

Une touche de lait en rehausse l’essence…

Quand de quelque maison flotte un parfum goûteux,

Je cesse pour un temps ma douloureuse errance.

 

Une touche de lait en rehausse l’essence ;

Une soupe bien faite aux légumes fameux…

Je cesse pour un temps ma douloureuse errance,

J’inspire un court instant le conte merveilleux.

 

Une soupe bien faite aux légumes fameux... 

Laissez-moi savourer cette douce évidence !

J’inspire un court instant le conte merveilleux :

Je vois une famille entourée de la Chance. 

 

Laissez-moi savourer cette douce évidence :

Une grande soupière en un lieu chaleureux…

Je vois une famille entourée de la Chance,

Tous les âges mêlés, des visages heureux.

 

Une grande soupière en un lieu chaleureux

Qui comme un doux regret me ramène à l’enfance :

Tous les âges mêlés, des visages heureux…

Je vous parle d'un mets dont je rêve en silence.

 

 


domi

 

 


Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 3 février 2009


Place au pantoun




« Ce matin, la neige… »



Redoux, hier et ce matin : la neige.
Dame Nature impose, aux jours, ses lois.
Tombe sur moi cet ancien sortilège,
De mon passé, réanimant les voix.

Dame nature impose aux jours ses lois :
Le doux printemps devra faire une trêve...
De mon passé, réanimant les voix,
S’ouvre un chemin, comme un gouffre sans grève.

Le doux printemps devra faire une trêve,
Tandis qu’Hiver prolonge ses frissons.
S’ouvre un chemin, comme un gouffre sans grève
Où je m’abime en ses fatals glaçons.

Tandis qu’Hiver prolonge ses frissons,
Quelques oiseaux narguent la Blanche Reine
Où je m’abime en ses fatals glaçons,
Abandonnée au ruisseau de ma peine.

Quelques oiseaux narguent la Blanche Reine.
Le ciel est gris, les horizons, étroits.
Abandonnée au ruisseau de ma peine,
Je me consume, endurant ces grands froids.


Le ciel est gris, les horizons, étroits.
Les gros flocons ressassent leur manège.
Je me consume, endurant ces grands froids.
Redoux, hier et ce matin : la neige...




domi





Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Mes préférés...

Poème


"Je suis"


Je suis

la plume

qui gratte

la page

et qui

la griffe


Je suis

la griffe

qui s'accroche

à l'herbe

du gouffre


Je suis

le gouffre

qui grandit

chauqe jour

au bout

du chemin


Je suis

ce chemin

qui ne mène

nulle part


J'écris...


publié dans "écriture"


Mon petit dernier préféré :
La pesanteur et la grâce

Lumière du Sud

 

 





 


La calèche

Envol

Le vieux guide

Le pays du vent

Communion

L'odeur du temps

L'oiseau de l'aube

La toile

Printemps


Chats (cliquez sur le chaton) 

 








Chanson et
récit autobiographique :
(cliquez sur le phonographe)
 
"Domino",

 

 






 
 

 

Un bout de moi

PHASME






Mots vides
sans style
de mon stylo
miasmes
de mes poèmes
sans chair
sans ossature
je me sens phasme
brindille
fétu
tige droite
sans âme
une écharde
 un trait
 un tiret
sur ma vie
ce que je suis
ligne
longue
sans poil
sans plume
sans feuille
 un brin
sans racine
sans ventre
une fente
une ébauche
une rayure
petite griffure
faite à la plume
une strie
figée
bâton
bout
de
bois
vide
bout
de
vie
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés