Dimanche 21 décembre 2008
" Tendre Muse, tendre Muzain "
Si quelquefois l'ennui vous prend dès le réveil,
Si vous ne savez pas pourquoi cette amertume,
Prenez du papier blanc, laissez courir la plume
Elle vous montrera son rayon de soleil.
Vous ne le verrez pas poindre à votre fenêtre :
C'est un petit faisceau qui joue entre les mots...
Quand plus rien n'a de sens, osez la rime en
« être »
Et s'il reste un mystère à vous sentir renaître
C'est que la Poésie apaise bien des maux.
Pour ceux qui m'avaient demandé qui était Flormed...
(mon ami poète, mon "Maître", rires ! mon Père spirituel..)
voici son lien
« Dernier cours avant noël »
Elève et professeur, ensemble, émerveillés,
Dans une partition découvrant les paroles
De vieux chants de noël, tous chargés de symboles,
Ces textes oubliés aux vers ensoleillés...
Ah ! Chanter sans façon, les yeux dans son sourire...
Cela faisait longtemps que je n'avais goûté
De leçon de piano si pleine de gaité !
Les gammes, délaissant, pour l'encens et la myrrhe
Et pour ce "beau sapin "que nous avons fêté...
Vendredi 19 décembre 2008
"Douleur secrète"
L'indicible douleur se balance
Comme les feuilles du vieux sureau :
Elles tiennent encor, mais bientôt
L'arbuste sera nu de souffrance
Ma douleur est comme une saison :
On ne peut l'éviter ; fleur pérenne
Qui rouvre, quand elle veut, sa peine
Car la graine est semée au profond
De mon sol de femme, sans fontaine
Racine secrète, au creux de moi,
Qui sourd jusqu'au bout de chaque doigt :
C'est elle que je chante en silence
Depuis le piano de mon enfance...
C'est elle - oh, c'est elle qui fait loi
Muette, et parfaitement étrange
Quand on n'a que dix ans... Et l'amour
En jachère à jamais - Sale tour
Fait au cœur, sans défense, d'un ange
« Il dort... »
Au soir, il m'a trouvée, abîmée en moi-même,
Mes prières brûlant le froid qui me tenait...
Son pas, comme un caillou dans le ruisseau jeunet,
Je ne l'ai pas perçu, moi qui criais « je
t'aime »...
Ainsi, m'a-t il surprise - en chevalier servant -
Mourant d'amour, de peur... Mais dès que sa monture
Apparut sous la lune, une aile, à vive allure,
M'a portée en ses bras plus vite que le vent !
Et dans l'aurore, il dort, tête en ma chevelure...
voir ici un beau poème d'amour...
Vendredi 12 décembre 2008
« Eloge du muzain »
Pourquoi, joli muzain, me fais-tu tant d'effet ?
Ton jardin me ravit ! Avec cette lumière...
Ce « quelque chose » - pur ! - d'une aurore première :
Un petit paradis dans ce monde imparfait.
Longtemps, je l'ai cherché, ce ruisseau de tendresse
Où déverser mon cœur et chanter ma tristesse :
Il me semble, en ton pré, que la graine est en fleurs...
Et que toute cette eau qui coule de mes pleurs
N'est plus, en tes sillons, qu'une candide averse
Pour ce mois de décembre : place au muzain
(une forme qui irait bien au Mimi...)
"Amoureuse poésie"
Parler d'amour est dérisoire...
Aussi mon cœur est en prison
Dès qu'il s'agit, sur l'écritoire,
De s'épancher en pâmoison...
Et ce muzain - primes esquisses -
Si je l'honore à mon réveil,
C'est qu'il est un autre Soleil
Dispensant grâces et délices
N'ayant, ce jour, point leur pareil...
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