« Les bras du Père »
Devant moi se dressaient d’impossibles montagnes !
Tous les raisonnements, les désirs de pardon
N’y pouvaient rien changer : je souffrais mille bagnes !
La colère était là, comment fuir ce poison ?
En me brûlant moi-même aux feux de la démence ??
Soudain je vis très clair : il fallait dire non !
Ce ne fut ni la nuit ni la désespérance,
Ce fut un comme un soleil, un doux retournement,
Un grand soulagement, une simple évidence :
C’est Toi qui m’attendais ! Pas un aveuglement,
Mais comme le vrai choix que désirait mon âme
Et qui m’ouvrait les bras, si docile à présent.
Alors, sans aucun bruit, a coulé cette larme
Au tendre goût de sel - que j’avais oublié -,
Sans autre nostalgie que Te dire ma flamme...
Juste une eau toute pure, ainsi qu’un blanc glacier
Qui fond tout doucement quand le printemps s’éveille :
L’eau claire d’un Amour que j’avais étouffé.
Ce soir-là je n’eus point de « fatale » étincelle…
Mon destin suit son cours, avec ce goût de miel
Dont je me suis parée pour une aube nouvelle :
Le jour où je pourrai danser avec le ciel
Et semer sans frémir mes roses sur la terre
En chantant les accords d’un La providentiel…
Quand je me jetterai dans les bras de mon Père !
domi
Commentaires