terza rima

Vendredi 3 avril 2009




« Croissant d'or »



Joli croissant de lune a posé sur mon cœur

Sa petite virgule à coté d'une étoile :

Clin d'œil malicieux d'un soir d'été, vainqueur.


La serpe, suspendue à la voûte sans voile,

Lustrait en me narguant sa fine lame d'or,

Menaçant de planter sa griffe dans ma toile !


Une candeur immense au milieu du décor,

Le ciel était si haut... Je bus à la fontaine

Des éclats presque blancs qui m'aveuglent encor...


Et du rayon moqueur, qui effaça ma peine.




domi

 

 

 


Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mardi 31 mars 2009



« Les bras du Père »


 

Devant moi se dressaient d’impossibles montagnes !

Tous les raisonnements, les désirs de pardon

N’y pouvaient rien changer : je souffrais mille bagnes !

 

La colère était là, comment fuir ce poison ?

En me brûlant moi-même aux feux de la démence ??

Soudain je vis très clair : il fallait dire non !

 

Ce ne fut ni la nuit ni la désespérance,

Ce fut un comme un soleil, un doux retournement,

Un grand soulagement, une simple évidence :

 

C’est Toi qui m’attendais ! Pas un aveuglement,

Mais comme le vrai choix que désirait mon âme

Et qui m’ouvrait les bras, si docile à présent.

 

Alors, sans aucun bruit, a coulé cette larme

Au tendre goût de sel - que j’avais oublié -,

Sans autre nostalgie que Te dire ma flamme...

 

Juste une eau toute pure, ainsi qu’un blanc glacier

Qui fond tout doucement quand le printemps s’éveille :

L’eau claire d’un Amour que j’avais étouffé.

 

Ce soir-là je n’eus point de « fatale » étincelle…

Mon destin suit son cours, avec ce goût de miel

Dont je me suis parée pour une aube nouvelle :

 

Le jour où je pourrai danser avec le ciel

Et semer sans frémir mes roses sur la terre

En chantant les accords d’un La providentiel…

 

Quand je me jetterai dans les bras de mon Père !

 

 


domi



Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Jeudi 28 août 2008


Notre figuier



Notre figuier qu'on avait déplacé,

Qui semblait mort, à tout jamais stérile,

Vois, cet été, comme il s'est redressé !


Déraciné, pour un coin plus fertile,

Il s'étiolait. Ses jours étaient perdus,

Tu te souviens ? Jeune et déjà sénile...


Un beau matin, soudain sont apparus

Ces doux espoirs de naïve tendresse...

Sur les rameaux : des petits doigts moussus !


Alors, nos cœurs ont frémi d'allégresse !

Quel grand bonheur de voir renaître au jour

Ce qui souffrait et pleurait de détresse...


Et sous le Ciel bénissant son retour,

Cet heureux Père, entre ses mains ouvertes,

Nous offre enfin les fruits de son amour


Au creux des bras : ses belles filles vertes !



 


Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 27 août 2008


« Cette page blanche »



Je vis la page blanche, ouverte en deux feuillets,

Offrant soudainement l'éblouissant silence

D'un grand jardin planté d'invisibles œillets...


Et je le reconnus ! Infini de patience...

C'était ton cœur à nu, dans cette longue nuit,

A la barbe du temps, ranimant l'espérance.


Tout me semblait possible au rivage inouï !

Je couchais chaque mot, sur ce pré de tendresse,

Comme on borde un enfant au chevet de son lit,


Effleurant ses draps blancs, d'une ultime caresse...





Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Lundi 25 août 2008



Fuite de l'été


Mon âme s'alanguit , quand la terre frissonne

Et que frappe aux carreaux la petite aube en pleurs

Répétant : « C'est l'été , fuyant devant l'Automne...»


Il chantera longtemps , ce violon des cœurs ,

Déversant ses trésors aux calices des roses... 

Mais quelques grappes d'or ne valent pas les fleurs !


Le soir , déjà , soupire aux faîtes des toits roses

Où peine le soleil à retenir l'envol

De l'Hirondelle fière , en cortèges moroses...


Prémices de l'Hiver , relevez bien mon col ,

Car ce manteau glacé n'est plus à ma mesure :

Mon âtre est mort un jour , et j'en suis resté fol !


Verrai-je un autre été briller en ma masure...?








Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Samedi 23 août 2008




Mon âme est triste ce soir

Plus de miel à ma chandelle

Plus de feu ni d'encensoir...


Que ma plainte vous soit belle

Si je meurs en m'épanchant

Sur la plage virtuelle !


Tant de vagues déferlant

Dans mon corps et dans mon âme...

Jusqu'à quand cet Océan ?


Pour toujours errante flamme
 
Aller, fuir ; brûler,  froidir ?
Que m'éteigne cette lame !


De la nuit pâle, un soupir

Expire en l'aube sans aile ...

Dernière écume ! Un désir ?

Que son eau soit éternelle...



Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 22 août 2008

une terza rima écrite à  4 mains (avec Eduard, 15 ans, couleur orange...)



" Nostalgie "


Nous avons élevé des villes de lumière
Oubliant, des campagnes, les humbles douceurs
Lorsque la nuit profonde enveloppe la terre


Nous avons laissé tout aux puissants bâtisseurs
Envahir nos jardins par des maisons géantes
Des bâtiments si grands qu'ils ont des ascenseurs

Nous ne pouvons plus voir les étoiles filantes
Une tour, quelquefois, nous cache un arc en ciel
La nuit comme le jour les cités sont bruyantes

Nous avons, peu à peu, oublié le réel
Les nuances du ciel, le chant de la colombe
Maintenant nous vivons l'ère du virtuel

Les parfums, la fraicheur d'un soir d'été qui tombe
Est-ce un rêve oublié, le fruit du souvenir ?
Et nous, pauvres Humains, la faute nous incombe

Nous avons oublié, penchant pour l'avenir
La couleur du couchant, tout de pourpre et de rose
Nous ne regardons plus les collines jaunir

Nous n'avons plus le temps de parler à la rose
De la voir s'endormir sous le ciel étoilé
Laissons la douce nuit éclairer toute chose

Laissons-nous envahir par les odeurs de blé
Allongeons-nous sur l'herbe ou sur la terre dure
Regardons d'un œil les nuages défiler

Ne bougeons pas, il faut que le moment perdure




Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Mercredi 20 août 2008



Pourquoi pas...




J'ai rêvé d'un beau croissant, puis d'un chat,

D'une lune dans ses yeux, lumineuse,
J'ai rêvé, oui j'ai rêvé, de tout ça...
Pourquoi pas ?

Dans la nuit, tout est possible, en veilleuse,
Notre esprit se fait la belle, en plein ciel,
J
'ai dansé sur une étoile, amoureuse...
Pourquoi pas ?

 Le soleil était un puits, plein de miel,
J'en abreuvais tout le jour, ma comète,
Plus de guerre en ce décor, plus de fiel...
Pourquoi pas ?

Une chanson me trottait, dans la tête,
Sur un rythme aussi joyeux, qu'un ruisseau,
Il m'a soufflé ce refrain, pas si bête...
Pourquoi pas ?

DOMINO !





Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Dimanche 17 août 2008



" Eté brûlé "


Souffle souvent le vent, ces semaines dernières...
L'été semble en allé, à peine commencé :
Vois, les grands marronniers roussissent les clairières.

Dans les feuilles, l'enfant s'en va gaiment jouer,
Croyant, en sa candeur, à un nouvel Automne...
Il ignore quel Feu s'en vient les consumer.

Chaque été, c'est pitié, ce brûlis qui détonne !
Auprès d'un Dieu Soleil, plus nordique et clément,
Ces arbres, peu à peu, iront chercher l'aumône...

Et moi je suis pareille, en mon accablement :
Le feu qui me dévore a terni ma parure
Et condamné mon cœur, vieilli précocement.

La honte me tenaille autant que ma brûlure :
J'ai l'âge de ma mère, ayant vingt ans de moins...
Je ne peux plus cacher cette déconfiture.

Alors, je pense à l'arbre, enjambant les terrains
Pour renaitre en un lieu plus propice à ses rêves,
Vers d'autres continents, d'autres fleuves lointains...

Puissé-je m'envoler loin des cuisantes grèves !






Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander
Vendredi 15 août 2008



« Suzon »



Elle avait l'air content, dans les bras de mon oncle,

Sur ses genoux, assise, en riant aux éclats,

Son visage était frais, à part un gros furoncle.


Que faisait donc Suzon, la voisine d'en bas,

Avec mon vieux tonton ? De plus, c'était dimanche 

Si tata voyait ça, O mon Dieu, quel fracas !


Mais les deux tourtereaux, lui tout gris, elle, blanche,

Y mettaient tout leur coeur (je tairai la vision)...

Gloussant comme un dindon, Suzon la jouait « franche » !


Je dus fermer les yeux pour garder la raison !

Du haut de mes dix ans, la chose était patente :

Mon oncle était en faute, et trop belle, Suzon....


Quand le réveil sonna, me souriait ma tante.






Par Domi
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Présentation

Mes préférés...

Poème


"Je suis"


Je suis

la plume

qui gratte

la page

et qui

la griffe


Je suis

la griffe

qui s'accroche

à l'herbe

du gouffre


Je suis

le gouffre

qui grandit

chauqe jour

au bout

du chemin


Je suis

ce chemin

qui ne mène

nulle part


J'écris...


publié dans "écriture"


Mon petit dernier préféré :
La pesanteur et la grâce

Lumière du Sud

 

 





 


La calèche

Envol

Le vieux guide

Le pays du vent

Communion

L'odeur du temps

L'oiseau de l'aube

La toile

Printemps


Chats (cliquez sur le chaton) 

 








Chanson et
récit autobiographique :
(cliquez sur le phonographe)
 
"Domino",

 

 






 
 

 

Un bout de moi

PHASME






Mots vides
sans style
de mon stylo
miasmes
de mes poèmes
sans chair
sans ossature
je me sens phasme
brindille
fétu
tige droite
sans âme
une écharde
 un trait
 un tiret
sur ma vie
ce que je suis
ligne
longue
sans poil
sans plume
sans feuille
 un brin
sans racine
sans ventre
une fente
une ébauche
une rayure
petite griffure
faite à la plume
une strie
figée
bâton
bout
de
bois
vide
bout
de
vie
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés