retravaillée
" La vallée... "
On s’y lavait les yeux tandis qu'à nos oreilles
Bruissait le vent... Te souviens-tu de ces merveilles ?
Vallons bleutés, lointains, où planent en rêvant
Ces brumes d’aquarelle au beau soleil levant...
En leur lit, un ruban de forêts ténébreuses,
Et sages, vers le nord, les touches lumineuses
Des petits champs semés de toutes les couleurs
Sous un ciel - au midi - turquoise de pâleurs…
Tableau vertigineux ! Il nous venait des larmes...
Nous quittions le grand pré grisés de tant de charmes,
Regagnant la maison, comme "convalescents",
Poème
"Je suis"
Je suis
la plume
qui gratte
la page
et qui
la griffe
Je suis
la griffe
qui s'accroche
à l'herbe
du gouffre
Je suis
le gouffre
qui grandit
chauqe jour
au bout
du chemin
Je suis
ce chemin
qui ne mène
nulle part
J'écris...
publié dans "écriture"
Mon petit dernier préféré :
La pesanteur et la grâce
Lumière du Sud
Chats (cliquez sur le chaton)
pour la fin c'est ton coeur qui doit te guider............si tu perçois des assonances :
avec " comme convalescents ou le dernier vers...............on peut disposer à volonté des mots sans trop changer l'idée de l'auteur :
Aprés que l'horizon se soit vidé du sang
Aprés qu'à l'horizon fuirent les lignes sang "s "
aprés que l'horizon dissipa les veines sang...............etc........etc................
à toi de jouer et de gagner ton défi Domi...............bise bise.............Mimi
A l'heure où l'horizon se vidait de ses sangs ...............
bises................Mimi
bisous de la Brunette (qui blanchit mais bon....)
Tu me perturbes avec tes sangs. Tu casses mon rêve. Tu n'aurais jamais dû en parler et laisser au lecteur le soin de lire dans le ciel. Oui, un coucher de soleil a des sangs. Plus ou moins rouges plus ou moins pâles. C'est cet ensemble de rouges qui fait la beauté du couchant. Bon sang, que de questions ! Bisous brunette. Pierre.
bisous Pierre
je continue de le corriger un peu partout...
vous êtes tous adorables!
bisous
C'est un texte très travaillé, et pourtant on ne perçoit pas la difficulté, à la première lecture. C'est ça le talent ! Magnifique, Domi.
( et si tu m'y autorises, je voudrais, moi aussi, ajouter mon grain de sel : dans le 10° Vers, tu commets une double négation " l'on n'en voyait les charmes ". Or, si j'ai bien compris ta pensée, c'est parce que c'était à couper le souffle que cela vous faisait pleurer, lorsque de la maison vous en voyiez les charmes. Sinon, on pense que vous pleuriez parce que, de la maison, vous ne les voyiez pas . Si j'ai tout faux, viens me botter les fesses !)
Ah ! j'avais bien dit que j'allais me régaler en venant te lire ! Je reviendrai au plus vite.
Excellent week end, chère Domi.
c'est les 2 mon capitaine! : on pleure de joie devant tant de beauté, et on pleure de tristesse car de la maison on ne la voit pas (dans les hameaux la "vue" est souvent derrière dans les champs.)...
bisous
Oui, laisse le doute planer sur ta Vallée, tel un aigle majestueux ...
bises alice!
Alice t'a répondu et moi, je reste sous le charme. Passer sous les fourches caudines d'Alice est un exercice parfois contraignant mais nous n'avons pas d'autre issue. Celle qui a été nourrie avec un biberon de poèmes est d'une rigueur époustouflante. C'est la Louise Collet du XXIème siècle et sa facilité d'écriture me désarme.
Puisque tu me demandes mon avis sur ton poème "La Vallée" j'ajouterai ceci : Ta plume est un pinceau. Ton coeur est débordant d'amour. La féminité qui se dégage de ce poème est enivrante. Que tu sois au piano ou devant l'écritoire tu dispenses autour de toi de tels sentiments qu'il faudrait être de marbre pour ne pas rêver.
Bisous. Pierre.
et pour Alice aussi un grand merci! son talent n'a d'égal que son humilité (si rare!!) sa gentillesse son tact et sa délicatesse envers les autres..;adorable alice!
Waouw, je n'étais passée depuis un moment et que vois je ? des merveilles !!
Ce texte est magnifique , j'ai adoré les images , je voyais le décor au fil de la lecture, le dernier vers , " à l'heure ou l'horizon se vidait de ses sangs" , magnifique métaphore d'un coucher de soleil , mais ambiguité aussi de par le fait du départ , du mot convalescence que tu emploies avant , donc deux lectures possibles toutes aussi touchantes , de par les images qu'elles laissent songer ...
C'est beau Domi
Gros bisous
Domi, bonjour!
Plaisir de retrouver ton site, de constater que tu as tj tes fidèles lecteurs; c'est rassurant, un peu comme si en rentrant à la maison, on revenait se nicher ds son fauteuil préféré. Il y a lgtps que je n'était venue te lire, tout comme il y a très longtemps que je ne suis pas allée sur l'atelier... peut-être cet automne.
J'ai bp aimé ta "vallée" retravaillée. C'est authentique, profond, manifique. Par contre je bute sur la fin : "A l'heure ou l'horizon se vidait de ses sangs." Je trouve que le mot sang casse ton poème; tu as crée une ambiance, un espèce de mystère concernant tes 2 personnages; il me semble qu'une phrase, une évocation de ce qu'ils vont trouver, de l'ambiance du retour terminerait mieux ton poème et nous entrainerait dans une rêverie on tout peut-être supposé. Non?
A la manière de "Dessine moi un mouton" :
- Dis Domi, écris-moi une petite phrase magique!
Et bonnes vacances!
Mimi
alors tes longs coms me manquaient, rires!!
oui la "suite" du poème c'est "pierres", l'intérieur de la maison....
il y a une certaine tristesse dan ce dernier vers, car quelque chose est impossible....
bisous Mireille, reviens vite!