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CHATS, récits

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Un bout de moi

PHASME

 


Mots vides
sans style
de mon stylo
miasmes
de mes poèmes
sans chair
sans ossature
je suis phasme
brindille
fétu
tige
droite
sans âme
une écharde
un trait
un tiret
sur ma vie
ce que je suis
ligne longue
sans poil
sans plume
sans feuille
un brin
sans racine
sans ventre
une fente
une ébauche
une rayure
petite griffure
faite à la plume
une strie
figée
bâton
bout de bois
vide
bout
de
vie
_____________________

JE SUIS


Je suis

la plume

qui gratte

la page

et qui

la griffe


Je suis

la griffe

qui s'accroche

à l'herbe

du gouffre


Je suis

le gouffre

qui grandit

chauqe jour

au bout

du chemin


Je suis

ce chemin

qui ne mène

nulle part :


J'écris...



Ebauche

Mes coups de coeur

 

je laisse ici ( trop beau ! ) la musique qu' a fait BERLIOZ du "spectre de la rose" de T.Gautier : clic



Coup de coeur pour le premier ouvrage sur papier d'un poète du Net : Eduard Bantie, âgé de 16 ans

pour commander son livre : lien 


_______________________________________


Un autre coup de de coeur,
un poème de mon ami Flormed :


" Je ne fais que labourer"

Pour le lire et le
commenter  : ici


 

 

Vendredi 3 août 2007

 

 


 

 

    
Quitte cette vallée de larmes
Retourne à la terre, trois jours...
Et puis, envole-toi mon ange.
Toi qui aimais tant la liberté, qui t'es battu pour elle, à présent tu es vraiment libre.
Cette liberté dont je t'ai privée au dernier moment, par amour, par ignorance, pour te "soigner", te "sauver"...
Pardonne-nous
Pardonne aux humains, ils ne savent rien...
Merci d'avoir répondu à ma prière et d'être venu en rêve, te blottir contre moi, comme autrefois...
Me rappeler que tu es "vivant" ; ailleurs, autrement
Il me reste à apprendre à vivre sans toi
Sans peine
Sans questions
Accepter que je ne sais pas
Que je ne saurai jamais
La vie n'est pas une partie de plaisir, c'est bien connu... le moment de la mort non plus...
Mais après c'est le silence. La paix.
Alors merci, et vole, petit ange ; attends-moi, prépare pour moi le chemin
As-tu rejoint Nounours, ton "père spirituel", ton "sauveur" ?
Et Toutsy... qui ne t'aimait pas..
Souviens-toi de mon amour
Toi, petite bête...
Pleine de sagesse.

 

 

musique Bach, prélude en Do Majeur

doigts : domi

 

Par Domi - Publié dans : Musique
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Jeudi 2 août 2007













Si j’avance à tâtons
Sur la page blanche
C’est en amoureuse
Du souffle qui passe

Nomade des mots
Perdre ma boussole 
Suivant le courant
De ce vent de hasard

Dans la toile fine
De ma mémoire
Aujourd’hui libérée
De son drap de fantôme

Bientôt bondira
L'innocent ruisseau
Des aurores chantantes
Nouvelles chaque jour

Plus charmant que l'espoir
De la frêle anémone
Dont l'âme se donne 
A la brise du soir


Par Domi - Publié dans : Ecriture
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Mercredi 1 août 2007

Le passe-temps dit au temps qui passe :

- Calme-toi, pose-toi un peu, prends le temps de jouer avec moi !

- Tu n'as rien compris, je n'ai pas le temps, je dois passer, filer, sans m'arrêter, c'est mon destin !

- Dommage ! tu ne sais ce que tu perds..

- Si, je sais ce que je perds : je perds mon temps !

- Ridicule ! tant pis pour toi, je connais pourtemps plein de moyens de passer le temps !

Le passe-temps se mit alors en selle sur son passe-temps favori : le cheval du temps ! Il chevaucha les plaines et les vallons qu'il inventait sur son passage et fit une superbe escapade au 19 ème siècle dans la peau d'un vieux chef Indien aux pouvoirs extraordinaires !

Puis il se projeta dans le futur en un rien de temps, se retrouvant seul en proie à des envahisseurs extra terrestres dont il ne fit qu'une bouchée grâce aux naseaux de son cheval magique qui crachaient le feu le plus puissant de l'univers !

Enfin, on l'entendit crier en agitant les bras vers le ciel
:
"Bonjour les nuages, essayez de m'attraper, je vais plus vite que vous ! ".

Le temps qui passe regarda un moment le passe-temps tourner en rond comme un fou dans sa chambre sur son balai de bois, puis disparut par la fenêtre sans se retourner.

L'écho d'un rire cristallin bruissait encore à ses oreilles tandis qu'il quittait à jamais son enfance.

Par Domi - Publié dans : Contes
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Mercredi 1 août 2007

De tout temps le poète
Fait frissonner le monde
Dans une sourde fête
Où dansent les secondes

Traquant au fil des jours
La débâcle des heures
Des couleurs de l’amour
Il revêt sa douleur

Avec pour horizon
La trame des semaines
Dans le lit des saisons
Il enroule sa peine

Et quand l’hiver avance
Et chasse son automne
Tout seul dans le silence
Le vieux poète entonne :

«En rimes surannées
Sans le temps d’un merci
S’envolent les années
S’effilochent nos vies !

Plus preste que l’aurore
Soudain, paraît la Mort
Comme un enfant qui dort
Dans son long rêve d’or !»

Par Domi - Publié dans : Ecriture
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Lundi 30 juillet 2007

Près de la mare, soudain, une nostalgie…
Quel est ce bond furtif sur les berges humides ?
Le discret clapotis des rainettes timides
Me ramène à l’enfance et ses rêves fleuris…

Souvenir délicieux, fascination étrange
Pour ces corps innocents dans mes doigts enfermés
Contact ensorceleur, que n’ai-je dégusté
Cette caresse plus douce que celle d’un ange !

Plongeant à mon approche en la secrète vase
Vous qui fuyez le jour, princesses des étangs
Pourquoi troubler mes nuits de vos chants lancinants
Ivres d’éternité et de parfaite extase ?

Vous dont les yeux de lune brillent dans le silence
Vous qui savez comment retenir le printemps
Déesses de minuit, oh maîtresses du temps
Rendez-moi les années de ma tendre insouciance !
   
 

Par Domi - Publié dans : Bestiaires
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Lundi 30 juillet 2007

... Il est de petites sources

De Lumière

  
   
Pour Koah...

http://koah.over-blog.com/

Par Domi - Publié dans : Autobiographiques
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Samedi 28 juillet 2007

     
J’ai besoin de calme, de beauté, de nudité

Besoin de murs couleur crème, et de tommettes aux teintes flamboyantes

De tons pastel sur les portes, les placards, les rideaux

Besoin d'air, d’espace et de fraîcheur

De lenteur

De lumière.

J’ai besoin du feu et de l’eau

Du soleil et de la nuit épaisse

Besoin d’entendre le crapaud solitaire et son unique note répétée à l’infini

Besoin de musique, de poésie et de danse

D’orgue d'église, et d'accordéon de fêtes.

J'ai besoin d'être réveillée par l’odeur du café fraîchement moulu

Par la plainte des chèvres et le gloussement des poules

Besoin de tenir dans ma main la forme parfaite des œufs du matin

De sentir l'odeur entêtante de la grange, de pommes et de vieux sacs de jute

J'ai besoin de respirer le bon parfum du passé.

J'ai besoin de l’herbe qui caresse et de l’ortie qui brûle

Des nuages et de l’aube tourmentée

Du ciel qui s'étire en mèches de coton, effilochées, insaisissables

Besoin du matin glacial et des brindilles que l’on casse

Du premier petit bois qui crépite et qui chante

J’ai besoin de la vie, du joyeux rythme de la vie.

De la longue prière des jours, des heures et des semaines

J’ai besoin du temps qui se fige et qui s’arrête

Besoin de sa prière

La prière éternelle du temps.

Par Domi - Publié dans : Incantations
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Vendredi 27 juillet 2007

à toi, mon Mitou, pardon...

Oh toi ma douleur
Viens m’apprivoiser

Je ne te chasserai pas, non
Je plongerai mon regard
Dans tes yeux de félin

Brûle-moi
Jusqu’à la lie
Mais ne t’enfuis pas

Dure réalité.
D’absolue culpabilité.

Le pardon ?
Qui me pardonnera ?

Celui que j’ai trahi ?
Mourant dans la détresse
Par ma faute

Innocent
Comme un enfant

Comment pourrait-il me pardonner
Lui qui n’a pas dû comprendre ?

Avec le temps je sais
Que j’oublierai ce regard
Navré, désespéré.

Et on dit que les animaux
N’ont pas d’âme !
Ont une conscience de rêve…

Au contraire !
Ils ne sont qu’Ame.

Ame pure
A l’état pur.

Capable de joie parfaite
Et de tristesse
Hélas, si infinie…

Je suis fautive.
Impardonnable.

Et pourtant
Il le faut.
Je dois "me" pardonner.

Mais comment ?
Comment faire...

 

Par Domi - Publié dans : Bestiaires
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Vendredi 27 juillet 2007

poudreurs : écrire une recette...


Si tu partais maintenant ce serait trop tôt. Je sais, c'est toujours trop tôt...

Se souvenir... et se dire... avant que l'autre ne soit plus.

Une recette ? Non maman, tu n'étais pas ce qu'on appelle un cordon bleu. On ne te voyait pas beaucoup aux fourneaux. Comment aurais-tu pu ? Tu rentrais tard du travail. Je t'attendais. J'étais tellement heureuse quand tu arrivais, que je me roulais par terre. "Comme un chien" disait-on... 
     

Pour tout fourneau, on n'a connu que le petit réchaud à gaz ; les deux feux avec le four dessous. Pas de grand-mère non plus, alors pas de ces grosses cuisinières à bois ou à charbon, promesses de "mijotages" mystérieux et sophistiqués.
      

Pas cordon bleu, mais mère courage ! Je me souviens de ton fameux "blé aux tomates". Quelle patience !
     

Les années cinquante furent ta période "diététique". Une pionnière à l'époque ?

   
On laissait tremper le blé toute la  nuit pour le ramollir. De préférence dans la nuit du samedi au dimanche, quand on a du temps devant soi. Car il fallait prévoir au moins deux à  trois heures le lendemain pour la cuisson.
       

Quand le blé était bien cuit, les grains tout éclatés, tu le moulinais au presse purée (ça colle, on en a partout). En même temps, tu mettais à suer des tomates. Orange, qu'elles étaient ! Pendant que ces merveilles réduisaient à petits feux, tu aplatissais cette  mixture de blé à la main, pour en faire des petits tas ovales que tu jetais dans la poêle. Bien dorés.
       

Tu appelais ça des "escalopes de blé". Ça m'arrangeait drôlement, moi qui détestais la viande (à la cantine, je faisais disparaître sous la table les morceaux plus ou moins mâchés, tandis que ma grande sœur me fustigeait du regard !).

Tu nous servais les tomates réduites en purée, la belle couleur de leur chair brillante étalée copieusement sur les galettes bien grillées... quel parfum ! Même en plein Paris les tomates avaient encore un goût de campagne et d'authenticité. Pas comme celles qu'on nous vend d'aujourd'hui. Et puis quel mélange ce blé aux tomates...! Tu vois je n'ai pas oublié. Je n'oublierai jamais.
     

Je me souviens aussi de ton délicieux jus de carottes. Que crois-tu que je prépare à mon petit mari pour le requinquer quand il est patraque ? "Ton" jus de carottes évidemment ! Bio de préférence...

      
Bien sûr, le mien n'est pas aussi bon que celui que tu nous concoctais, "mère courage" ! Peut-être parce que je me sers de la centrifugeuse et que ça les bouscule un peu les pauvres légumes. Sans parler du bruit d'enfer de la machine. Mais bon. C'est le souvenir qui fait du bien. Je lui raconte chaque fois à mon homme, comment tu râpais les carottes. A la main bien sûr. Comment ensuite tu les pressais doucement dans un linge bien propre - un reste de drap je crois - et comment le petit jus sortait, suintant goutte à goutte... un nectar ! On y avait droit presque tous les soirs, avant de se coucher. Tu y tenais absolument. Pour notre santé.
     

Comme si tu n'étais pas déjà assez fatiguée comme ça ! D'autant que depuis qu'on avait déménagé en banlieue, tu te payais tes deux heures de transport par jour. Tu courais pour attraper le bus pour sauter dans le RER pour rentrer le plus vite possible pour faire manger tes filles...

Non, ça te faisait même rire de bon cœur le peu qu'on avait chacune à boire - un fond de verre - mais ça n'en était que meilleur pas vrai ? Dis maman, combien fallait-il râper de carottes pour que tes deux filles engrangent suffisamment de vitamines, dis-moi ?
      

Pour le dîner, tu avais trouvé la recette miracle qui nous remplissait le ventre : du riz aux pommes de terre sautées ! Rudement bon, n'empêche. Il te suffisait de nous voir nous régaler pour te sentir rassasiée. Mais tu avais beau te serrer la ceinture, pas moyen de boucler les fins de mois. Les collègues se cotisaient, mais toi, ça te rendait malade.

On s'en est toujours sorti, la preuve. Ça fait longtemps maintenant que tu manges à ta faim. Comme ils disent à la radio, les choses sont inversées : les vieux sont plus riches que les jeunes, aujourd'hui. D'ailleurs, c'est toi qui nous envoies régulièrement des chèques, pas le contraire...
        

Allez maman, tout va bien. Oublie les temps difficiles. Repose-toi. Arrête avec les "si j'avais su" et les "pourquoi"...
       

Je sais ce que tu penses en me lisant : le jus de carottes et le blé aux tomates, ça remplace pas un père.
Peut-être... Mais tu vois, aujourd'hui encore, ça me nourrit. L'âme. Pas seulement le corps.  Alors laisse-moi te dire une seule chose maman : MERCI.


Ta fille

 

 

 

Par Domi - Publié dans : Autobiographiques
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Jeudi 26 juillet 2007



Tu es bon comme du pain blanc
Le nez en l'air à tout venant
Offrant ta patte charitable
Quand je me cache sous la table

Tu es cet ami courageux
D'humeur égale et magnanime,
En moi bat le coeur ombrageux
De ces âmes qu'on dit félines

Sans inquiétude tu fais fête
Aux nouveaux lieux, aux nouvelles têtes,
Quand je ressens profondément
L'écho du moindre changement

Tu roules au détour du chemin
Sans réfléchir au lendemain,
Moi, je me love prudemment
Suivant mon instinct du moment

Hélas ton coeur, sans crier gare
On peut le prendre par hasard,
Tandis que dort dans mes prunelles
Une lueur intemporelle

Que certains prennent pour la lame
De la plus pure cruauté ; 
Seul, le poète en vit la flamme
D'éternelle fidélité

De tes élans je ne puis être,
C'est en secret que je vénère
Celui qui ouvrit sa fenêtre
A l'infini de mon mystère

Enfin, tu t'étonnes toujours
Des caprices de mon amour
Au mouvement paradoxale
Imprévisible et indomptable

Me voyant ronronner d'aise
Dans les bras de mon ennemi
Brisant, d'un seul regard de braise
Tes certitudes établies.

Par Domi - Publié dans : Bestiaires
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