Dimanche 29 janvier 2012 7 29 /01 /Jan /2012 11:07

 


Ce morceau a été joué en live lors de ma dernière soirée musicale par l'une de mes élèves avec projection de la vidéo d'images sur la scène, expérience à renouveller...

 

comme le concert n'a pas été enregistré, il est interprété ici par une pianiste trouvée sur internet : Tatiana Ciobanu- Stiuca

 

 

un petit poème (une chanson montausière) en hommage à Tchaïkovski pour l'acccompagner :

 

 

« Nuits blanches »

 

Sur la ville, descend le soir…
A sa table il s’en vient s’assoir
Car une musique,
Comme les nuages du ciel,
Distille dans son cœur un miel
Au parfum magique.

Une brise tiède de printemps
Scande les rythmes envoutants
De cette musique
Louant de son souffle la nuit
Qui dessus Saint-Pétersbourg, luit
D’une aura magique.

Sur la mer, le soleil couchant
Déroule en son âme ce chant :
Subtile musique
D’arpèges irisés du sang
Des rayons de l’astre innocent
Se mourant, magique…

Le mois de mai charrie encor
Des spectres sombres bordés d’or,
Et de sa musique
Soudain monte un mode mineur
D'où surgit - sublime pâleur -
La lune magique !

Et la paix sur l’onde revient,
L’aube, troublante et bleue, advient.
Se clôt sa musique
Sur un doux lever de soleil
Qu’un ultime baiser vermeil
Effleure, magique…

 

domi – janvier  2012

Hommage à Tchaïkovski

 

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 06:47

coeur-tournesol.jpg

 

 

 

Cœur tournesol

« Se tourner vers le Beau, vers tous ceux qui nous aiment ! » :
Combien de fois, mon Stell, me l’as tu répété ?
Un miracle ! Ces mots, que tes largesses sèment,
Font échos aujourd’hui dans mon cœur entêté :

Je ne le nourris plus de la perfide crème
Qui me brûlait le cuir à vouloir – vanité ! –
De tous être l’amie, et faire mon emblème
De la Douleur, ainsi qu’une fatalité.

Maintenant, je souris et savoure, goulue,
Le fait d’avoir une âme au bel art dévolue
Et de le partager avec quelques rêveurs ;
 
Ils sont là, peu nombreux, mais de leur ombre fine
Se dégage un bouquet de subtiles saveurs
Qui me font voir la rose en oubliant l’épine…

 

 

 

domi -  janvIer  2012

Par Domi - Publié dans : Sonnets - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Lundi 2 janvier 2012 1 02 /01 /Jan /2012 05:58

 

 

o-merle.jpg

 

 

 

L’aube s’éveille en pleurant


Il pleut et vente


Et dans la tourmente


Un merle chante


 

O donne-moi tes plumes


Imperméables


Donne-moi ton chant


Inaltérable !


 

Car dans mon âme un déluge


Brise mes ailes

 

 

 

 

 

domi - janvier  2012

Par Domi - Publié dans : poésie libérée
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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 13:02

 

viens-tu-du-paradis.jpg

 

 

 

VIENS-TU DU PARADIS ?

 

De ta perfection, je me gave !

Viens-tu du paradis, beau félin ?

 

De ta perfection, je me gave ! 

A ton doux front d’ébène, une lave

Allume deux tisons d’ocre fin

Et pénètre mon cœur sans entrave,

- Toi ! - dont je suis la reine, et l’esclave…

Mais ton regard chancelle et soudain

M’abandonne, et dans son pur écrin

De velours noir, s’endort...  Alors, grave,

Je demande en silence - et sans fin

Sondant tes yeux fermés (qui le savent !) - :

« Viens-tu du paradis, beau félin ? ».

 

domi - décembre  2011

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Vendredi 30 décembre 2011 5 30 /12 /Déc /2011 12:57
SOUVENIRS

« Au fond du parc, dans une ombre indécise,
Il est un banc, solitaire et moussu »
(Th. Gautier)

Au fond du parc, dans une ombre indécise,
Un vieux poète, en rêvant, s’éternise :
Il cherche en vain le vers qu’il a conçu
Au bras soyeux de sa muse, conquise,
Quand ils voguaient de surprise en surprise
Dans un jardin, pareillement cossu…
Il le retrouve ! Et, comme à son insu,
La phrase éclot et soudain l’électrise,
Car devant lui - mirage entraperçu -
Auprès d’un arbre et sous la lune grise,
Il est un banc, solitaire et moussu !

« Il est un banc solitaire et moussu
Au fond du parc, dans une ombre indécise »

Il est un banc solitaire et moussu,
Et de le voir, son cœur n’est pas déçu
Tant il ressemble en tous points - c’est méprise !-
Au banc d’hier où l’aveu fut reçu…
Hélas, le temps a jeté son tissu
D’oublis, de pleurs, et sa douce marquise
N’apparait plus dans sa tenue exquise…
Alors, les mains sur son ventre pansu,
Vieillard, bravant la fraîcheur de la brise,
Il reste là, le dos grave et bossu,
Au fond du parc, dans une ombre indécise…


domi- décembre 2011


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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 10:53

 

MAUDITS VERS ! *

 

Je suis lasse de te lire !

Je m’y retrouve, et m’y perds…

 

Je suis lasse de te lire

O, Théophile, mon sire !

La crainte aiguise ses fers

Autour de mon âme – pire ! :

Je me sens vile, et soupire

De honte lorsque tes vers

Rendent les miens trop amers…

Pourtant, de ta douce lyre

S’exhalent mes mots divers*,

Et j’ai beau faire, et beau dire :

Je m’y retrouve ! Et m’y perds…

 

 

domi - décembre  2011

 

 

 

Théophile Gautier, un poème ci-dessous

ou ici

Par Domi - Publié dans : Fatras - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 10:42

Le pot de fleurs

Parfois un enfant trouve une petite graine
Et tout d'abord, charmé de ses vives couleurs,
Pour la planter il prend un pot de porcelaine
Orné de dragons bleus et de bizarres fleurs.

Il s'en va. La racine en couleuvres s'allonge,
Sort de terre, fleurit et devient arbrisseau ;
Chaque jour, plus avant, son pied chevelu plonge,
Tant qu'il fasse éclater le ventre du vaisseau.

L'enfant revient ; surpris, il voit la plante grasse
Sur les débris du pot brandir ses verts poignards ;
Il la veut arracher, mais la tige est tenace ;
Il s'obstine, et ses doigts s'ensanglantent aux dards.

Ainsi germa l'amour dans mon âme surprise ;
Je croyais ne semer qu'une fleur de printemps :
C'est un grand aloès dont la racine brise
Le pot de porcelaine aux dessins éclatants.

 

 

 

Th. Gautier

Par Domi - Publié dans : Grands Auteurs - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 04:55

 

 

 

Je vous offre un bouquet de ces petites grâces

Que composa Schubert,

Dit-on, dans des cafés, entre bières et glaces,

En oubliant l’hiver…*

 

Pour un sourire, au gré de ses amours fugaces,

Jaillissait de son cœur un air,

Car ses muses, jamais, ne se sentirent lasses

De lui souffler valse ou landler:

 

Il en fit plus de cent ! Pourtant, sur les portées,

Ces danses à jouer, d’un seul élan, jetées,

Semblent de petits riens…

 

Mais la suite sans fin, toujours renouvelée,

Semble dire à notre âme : « Ô, mémoire envolée !

Dis-moi, tu te souviens ? » …

 

 

 

* allusion à son "Voyage d'hiver" (une oeuvre beaucoup plus sombre)

 

 

VALSES

 

photos de mon mari
Par Domi - Publié dans : Sonnets - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Lundi 19 décembre 2011 1 19 /12 /Déc /2011 11:14

 

 

Les vacances sans doute... Un miracle ? ou l'émulation d'avoir lu mes amis....ou ce joli brouillard ce matin, vraiment trop inspirant... sourires

 

voici un petit fatras

 

 

 

 

Le brouillard est un diamant

Dans lequel se mire mon âme...

 

Le brouillard est un diamant !

Quand à l’aube, il luit doucement,

Aussitôt s’ouvre le sésame

Qui m’entoure, comme un amant,

D’une étreinte d’apaisement...
Et pour mon cœur, nulle autre flamme,

Et pour mon corps, aucun dictame,

N’égale le rêve charmant

De sa languide et blanche trame :

Miroir, mystérieusement,

Dans lequel se mire mon âme...

 

 

domi- décembre  2011

Par Domi - Publié dans : Fatras - Communauté : Sonnets et beaux vers
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Samedi 1 octobre 2011 6 01 /10 /Oct /2011 05:42

Premier chat-pître


T
istou fut "LE "chat de ma vie (qu'on me comprenne bien : c'est lui qui fut à l'origine de mon amour pour tous les chats).
  
Pourtant je n'en voulais pas. Il ne faut pas que j'oublie ce refus qui était le mien, net, catégorique, pour comprendre toutes ces personnes à cause desquelles, au-jourd'hui, je me tape la tête contre les murs pour arriver à leur faire admettre qu'adopter un chat leur ferait autant de bien qu'à l'heureux élu.
  
Je ne te voulais pas. C'était comme ça. Pas question.
  
Mais c'était sans compter sur l'opiniâtreté des enfants en général, et en particulier de mes chers élèves qui m'ont harcelée tant et tant :
  
"Ce n'est que pour six mois, prends-le à l'essai, s'il te plait..."
  
A l'essai le chat ? Pourquoi pas ? (Quand j'étais petite, nous avions des chats).
" Bon d'accord, six mois, pas plus, le temps que sa maîtresse accouche de son bébé...".
  
Mais, un jour, je comprends le piège que l'on m'a tendu :
  
" Reprendre le chat ? Mais il n'en a jamais été question ! Si tu ne veux pas le garder, il ira au Parc de Sceaux, rejoindre ses congénères de misère : ils sont nourris, il sera très heureux."
    
Heureux le chat, sans amour ? Tellement jaloux que la mère craignait pour son bébé !...
  
Alors commencent les tentatives d'adoption. Autant dire, la galère ! Trop vieux le chat, trop du sexe masculin le chat, trop noir le chat, trop grand le chat. Trop le chat !
  
Mais un jour, victoire ! Tu es enfin désiré pour ce que tu es, vieux, noir, grand et viril (enfin, presque...).

Mais, que m'arrive- t- il ?
  
Je regarde ton front plissé par les miaulements incessants, par les innombrables tentatives de séduction que tu as déployées pour me plaire, dont je m'enorgueillissais comme une imbécile.
  
J'ai peur. Qui sont ces gens ? Je... heu...Je ne... PEUX pas !
  
Je te garde. Je t'aime. Je ne le savais pas. Avoir failli te perdre me donne le vertige.
  
Te garder aussi me fait peur (je ne suis pas capable, je ne suis pas capable).
Et c'est comme si je me noyais, comme si je faisais la plus grosse bêtise de ma vie.
   
Je t'ai annoncé la nouvelle en bonne et dûe forme :

"Je t'adopte, tu comprends ? Je t'adopte !"

Il a compris. Immédiatement. Plus de rides sur le front, plus de miaulements.

Te voilà soulagé satisfait détendu avachi ronronnant sur le radiateur ! Et beau ! Mais oui, tu es beau en fait.
  
Le grand amour, ça existe. Je l'ai rencontré. Il a duré dix ans.
   
Je t'ai d'abord débaptisé, car "Série noire" est le nom le plus idiot qu'on puisse imaginer, n'est-ce pas ? Tu t'appelleras Tistou !
  
"Tistou les pouces verts" est un conte pour enfants dont le héros est un petit garçon, capable de transformer des armes de guerre en magnifiques fleurs. Enfant qui se révèle être un ange.
   
La complicité est une chose merveilleuse. Avec un animal cela prend des proportions étranges. Comment comprend-il ? Comment sait-il ? Parce qu'il SAIT, cela ne fait aucun doute.
   
Il m'aimait et je l'aimais. Il m'a aimée en premier, et c'est cela qui me bouleverse aujourd'hui. Il est impossible pour un être humain d'aimer autant qu'un animal est capable de le faire. Il faut en faire son deuil.

Je ne l'ai pas assez aimé, je l'ai mal aimé...

 

Je l'ai délaissé.

Je n'ai pas su veiller toute une nuit alors qu'il agonisait doucement, sans bruit, et que son dernier effort fut pour me rejoindre à l'étage, comme à l'habitude. Il n'a demandé que ma présence, et moi, je voulais absolument dormir pour être en forme le lendemain...

Et ce ne fut pas son dernier effort. Je lui ai demandé encore plus. Sa mort, son absence étaient pour moi tellement intolérables, j'ai invectivé le ciel en criant :
 
"Envoyez moi un signe !"
   
Je crois que j'ai été exaucée.

Après avoir pleuré pendant des heures, je suis montée me coucher ; on m'a apporté le sommeil, et un "rêve":
  
...Tistou revenait, montait sur le lit comme à son habitude ; je le regardais en lui répétant :
  
"C'est un rêve, tu sais bien que c'est un rêve, que je vais me réveiller."
  
Mais lui me répondait :
  
"Mais non, tu vois bien que je suis là, que ce n'est pas un rêve !"

Puis nous sommes descendus à la cuisine et je lui ai donné à manger, comme d'habitude, en le câlinant tant et plus, comme d'habitude.

Il avait l'air extrêmement fatigué.

Je l'ai câliné très longtemps ; le plus longtemps possible...


(Je ne remercierai jamais assez pour ce temps qui nous a été donné de nous retrouver : le temps nécessaire pour que je goûte la certitude qu'il était encore " vivant "...)

Puis j'ai ouvert les yeux. La chambre m'est apparue, bien réelle. Sans vie.

J'ai descendu les escaliers en titubant. A chaque marche, j'avais la sensation de m'enfoncer d'avantage dans une souffrance totalement désespérée, lucide, infinie.

En même temps, chaque pas que je faisais semblait me dire que j'étais guérie.

Qu'il me serait désormais possible de vivre sans lui.

Par Domi - Publié dans : CHATS
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ligne longue
sans poil
sans plume
sans feuille
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sans racine
sans ventre
une fente
une ébauche
une rayure
petite griffure
faite à la plume
une strie
figée
bâton
bout de bois
vide
bout
de
vie

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"JE SUIS
"


Je suis

la plume

qui gratte

la page

et qui

la griffe


Je suis

la griffe

qui s'accroche

à l'herbe

du gouffre


Je suis

le gouffre

qui grandit

chauqe jour

au bout

du chemin


Je suis

ce chemin

qui ne mène

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