Contenu du blog protégé



CHATS, récits

Cliquez sur le chaton 

 


Un bout de moi

PHASME

 


Mots vides
sans style
de mon stylo
miasmes
de mes poèmes
sans chair
sans ossature
je suis phasme
brindille
fétu
tige
droite
sans âme
une écharde
un trait
un tiret
sur ma vie
ce que je suis
ligne longue
sans poil
sans plume
sans feuille
un brin
sans racine
sans ventre
une fente
une ébauche
une rayure
petite griffure
faite à la plume
une strie
figée
bâton
bout de bois
vide
bout
de
vie
_____________________

JE SUIS


Je suis

la plume

qui gratte

la page

et qui

la griffe


Je suis

la griffe

qui s'accroche

à l'herbe

du gouffre


Je suis

le gouffre

qui grandit

chauqe jour

au bout

du chemin


Je suis

ce chemin

qui ne mène

nulle part :


J'écris...



Ebauche

Mes coups de coeur

 

je laisse ici ( trop beau ! ) la musique qu' a fait BERLIOZ du "spectre de la rose" de T.Gautier : clic



Coup de coeur pour le premier ouvrage sur papier d'un poète du Net : Eduard Bantie, âgé de 16 ans

pour commander son livre : lien 


_______________________________________


Un autre coup de de coeur,
un poème de mon ami Flormed :


" Je ne fais que labourer"

Pour le lire et le
commenter  : ici


 

 

Vendredi 3 juillet 2009




Allée de charmes


 

Sur l’herbe, une ombre douce - invitation au rêve -

Parsème le parcours de reflets vert et or

Le feuillage et le ciel se relayant sans trêve

Dans les méandres fins d’un magique décor...

 

Fragile pont de bois où mon pas se dérobe,

Le regard vacillant entre veille et sommeil

Tandis que des rayons, têtus, percent la robe

De l’arche des rameaux, gardienne du soleil…

 

J’avance prudemment sur l’aile de mes songes

Que les arbres légers agitent en chemin,

Confiante, abandonnée au bras de ces mensonges

Qui me guident parfois d’une invisible main…

 

Je repense aux forêts du fond de ma vallée

Où - fiers soldats - les troncs se dressent des talus !

Ici, c’est une palme accompagnant l’allée

D’une danse gracile aux féminins saluts…

 

Et même le silence à l’abri de ces charmes,

Se pare d’un écho qu’aucun oiseau ne fend,

O Lumière, aux éclats plus nombreux que mes larmes,

Ravivant doucement mes souvenirs d’enfant ...



domi


Par Domi - Publié dans : Poèmes bucoliques - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 29 juin 2009

 


Que ne donnerais-je
pour être toi ! ....


Aussi insouciante
vivant au jour le jour
la ribambelle infinie
des sentiment extrêmes !
Tendre et sauvage
timide et amène
casse-cou et si sage
tu restes, ma toute belle
toujours fidèle...
à toi-même !


Aimant à tout va
à tout vent
sans complexe
sans tabou
sans pourquoi ni comment
sans toujours ...
Folle de ton corps
comme il te le rend bien !


Appréciant le confort
la douce chaleur
pourtant ton esprit volage
n'aime rien davantage
que de dormir

à la belle étoile !


D'ailleurs, une étoile
danse sous ta paupière
ce matin où je te trouve
toute agitée de rêves
ton petit corps blotti
plein de poils
sur un vieux sac
de toile...


Par Domi - Publié dans : Bestiaires
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Dimanche 28 juin 2009
souvenirs du berry

retravaillée

 



" La vallée... "


 

On s’y lavait les yeux tandis qu'à nos oreilles 

Bruissait le vent... Te souviens-tu de ces merveilles ?

Vallons bleutés, lointains, où planent en rêvant

Ces brumes d’aquarelle au beau soleil levant...

 

En leur lit, un ruban de forêts ténébreuses,

Et sages, vers le nord, les touches lumineuses

Des petits champs semés de toutes les couleurs

Sous un ciel - au midi - turquoise de pâleurs…

 

Tableau vertigineux ! Il nous venait des larmes...

Nous quittions le grand pré grisés de tant de charmes,

Regagnant la maison, comme "convalescents",

A l'heure où l'horizon se vidait de ses sangs ...


domi



Par Domi - Publié dans : Poèmes bucoliques - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 9 commentaires - Recommander
Vendredi 26 juin 2009
souvenirs du Berry




" Pierres "…


 

La rugosité des pierres apparentes donnait à la pièce l'aspect d'une grange;


Surtout le soir - éclairée d'une simple lampe...


J'aurais voulu plaquer mon corps contre la pierre


Y laisser aller mon cœur...


Me blottir à jamais dans la pénombre de la pièce


Face à l'austère cheminée


Pour toujours à l'abri


Dans l'épaisseur des murs


Avec la voix de leur chant silencieux


Leur inébranlable force


Me contentant d'un morceau d'horizon, pâle et lointain


Comme une larme d'infini....

 

 

 

 


Par Domi - Publié dans : Poèmes divers
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 19 juin 2009

poème retravaillé en sonnet

 


 

" Rêve d'Orient "



Cette nuit, j’ai rêvé d’un sofa couleur prune
Où je m’alanguissais sur des coussins dorés,
Bras et cheveux flottant dans les reflets moirés
D'un tissu de velours caressant ma peau brune...

Un serviteur muet, doux enfant de la Dune,
Embaumait longuement de ses parfums camphrés
Mon alcôve d’amour aux voiles bigarrés,
Puis s’évanouissait sous un rayon de lune …

Là, tu m’apparaissais, dans la douce clarté
D'une gandoura blanche – ô prince de Beauté
Dont j'étais en secret la ténébreuse amante !

Etait-ce une autre vie ? Un écho de roman ?
Si j’allais, m’éveillant, briser l’enchantement !…
Mais blottie en tes bras, me surprit l’aube aimante.




domi



Par Domi - Publié dans : Sonnets - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009

 

Atelier d'écriture : insérer une toiletteuse pour chiens, un insomniaque, un bonzaï, un fauteuil-crapaud...

 




LE FAUTEUIL

 

- Ah non ! je garde le fauteuil crapaud !

- Tu exagères ! il était à ma mère…

- Je sais… bon, écoute, je te l’échange contre mon bonzaï…

Bertrand esquissa un sourire…. « ce bonzaï est vraiment très beau.. et c’est vrai que ce vieux fauteuil est défoncé depuis longtemps.. »

- OK, ça marche !

- Et ça te fait rire !!

Denise, elle, fronçait les sourcils. « Quelle galère cette étape de la séparation ! ».

Heureusement, son mari avait toujours été conciliant :

- Bah ! on va pas se déchirer pour des choses matérielles ! Et puis on ne divorce pas vraiment, on décide juste de vivre séparément, pour vivre chacun à son rythme… et tu sais bien que je..

-Je sais, je sais… quand même c’est dur, la maison va paraitre vide… finalement je t’envie, toi tu vas avoir la sensation de repartir à zéro dans ton nouvel appartement…

- Allez, garde-le ce bonzaï…c’est le tien, tu l’as bien soigné…

- Non, non... tu sais bien que, de nous deux c’est toi le plus « japonisant » ! ça m’est égal… par contre, ce fauteuil…

- Comme tu veux… bon, il est l’heure, je file…. A samedi ? de toute façon, tu m’appelles s’il y a le moindre…

- Oui, oui…

- Et sois raisonnable quand même avec tes insomnies, essaye d'écrire le soir, ou le matin... N’abuse pas, sinon tu ne tiendras pas le coup au boulot ! Tu ne veux vraiment pas quelques-uns de mes somnifères ? je t’assure, ils sont légers…

- Arrête, ne recommence pas… bonne journée !




Denise s’assit dans le fauteuil. Le silence s’abattit instantanément dans la pièce. Un silence oublié depuis longtemps. Elle se souvint de sa première piaule de jeune fille.... Silence, solitude, angoisse… Elle pleura. Doucement, longtemps.

Mais peu à peu, elle ressentit une sorte de chaleur étrange, émanant du fauteuil sur lequel elle était assise. Oui, là, sous ses fesses, une chaleur se faisait de plus en plus intense … Elle se redressa légèrement, caressa les accoudoirs… La chaleur redoubla, inquiétante et grisante à la fois.

Elle ferma les yeux, soupira profondément.

Mais un bruit à ses pieds la tira de sa torpeur :

- Ah te voilà… ? ma pauvre, nous voilà seules maintenant…

Elle approcha sa main de la fidèle petite chienne noire qui avait partagé avec eux ces dernières années.

Machinalement elle tata ses longs poils emmêlés.

- Tu es mal brossée... oh je t’ai délaissée ces jours-ci, pardonne-moi ! Pour l’animal de compagnie d’une toiletteuse professionnelle, tu es vraiment mal lotie !

La petite bête regardait la pièce avec suspicion, en poussant de petits gémissements.

« Elle s’aperçoit du changement, elle doit être sensible à tous ces objets manquants…oh c’est triste ! »

La chienne sauta sur ses genoux, et allongea sa patte sur la poitrine de sa maitresse.

- Demain, je te promets, je t’emmènerai avec moi au travail, et tu seras la première à être bichonnée, parfumée…. Mais pas aujourd’hui, je n’ai pas le coeur à aller travailler, c’est trop dur…

Elle plongea son regard dans les yeux brillants de l’animal.

- Tu le sais toi, n’est-ce pas, que ce métier ne m’a jamais convenu ? et pourtant, ce n’est pas le moment de faire la difficile…deux loyers à payer...

La petite bête se blottit contre elle, et elles s’endormirent ensemble dans le fauteuil.

Quand Denise ouvrit les yeux, la nuit était tombée. Elle se désola une fois encore, pensant qu’elle n’aurait à nouveau pas sommeil cette nuit. Ces insomnies, cause de leur séparation, étaient devenues systématiques, et Denise en avait pris son parti. Pas question pour elle de consentir à se droguer de médicaments.

C’est alors que la «chose » se reproduisit. La chaleur.... La chaleur intense émanant du fauteuil de sa belle-mère…

Elle s’entendit crier dans la pièce étrangement vide :

- Pardonnez-moi, madame ! Je n’ai pas été une bonne épouse pour votre fils … pouvez-vous me pardonner…

La chaleur dans tout son corps augmentait toujours, presque brûlante. Elle s’arracha à cette sensation troublante, se leva en déposant délicatement dans le fond du fauteuil le corps complètement abandonné du petit animal, et se dirigea vers le bureau.

Elle saisit son crayon, son cahier, et soudain, les jeta violemment. Elle réfléchit un instant, puis, se retournant, elle vit la chienne, assise dans le fauteuil, se tenant bien droite.

Elle l’entendit distinctement articuler :

- N’oublie pas la bougie !

Persuadée qu’elle était en train de devenir folle, Denise s’exécuta pourtant, et, comme une automate, elle installa son petit rituel habituel : la bougie sur la gauche, le cahier bien au milieu, crayon et gomme à droite…

Elle regarda encore une fois du coté du fauteuil avant de s’installer pour de bon à son bureau.

Croisant le regard de la chienne, elle vit celle-ci cligner des yeux à son intention, comme l’aurait fait… un chat…! Denise ne put s’empêcher de repenser alors au premier chat de sa vie…

Elle s’entendit répondre intérieurement une sorte de « oui ». Comme une acceptation de quelque chose ; une chose dont elle n’avait pas encore totalement conscience, mais
qui la reliait aux êtres qu'elle avait aimés dans sa vie....

Et tandis qu'elle commençait à écrire, elle ne savait plus quelle était la voix qui parlait en elle.





Par Domi - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Mardi 16 juin 2009

 

 Tableau de Gunnar Berndtson. "la chanson de la mariée"

 

 

 

 

Je l’ai gravé dans ma mémoire, ce jour…

 

Vingt ans après, debout devant mon chevalet, chaque détail, le moindre éclat de lumière coulent au bout de mon pinceau, comme si c’était hier.

 

Je suis assis à côté de mon père. Un père âgé pour le garçon de douze ans que je suis. En face : ma mère. Et son éternelle et rouge autosatisfaction.

 

Papa ne fait que pleurer. Mon oncle le charrie un peu. Il fait partie de ce monde "rougeot", du coté de ma mère… 

 

Je suis comme mon père : plutôt sec, le teint jaune. Mais je ne pleure pas. Pensez donc ! Un gamin de douze ans, pleurer au mariage de sa sœur ! 

 

Mes parents m’ont eu sur le tard. Je n’ai jamais eu à me plaindre de ma sœur, si ce n’est ce fossé des années entre nous. Pour elle, je n’ai toujours été qu’un « bébé ».  

 

Elle ne pourrait pas comprendre… Alors, je ne montre rien. Je bouffe. On remplit sans arrêt mon assiette avec des tapes dans le dos qui semblent dire : « Tu en as de la chance, hein ? Ta sœur se marie ! »…

J'ai même eu droit à ma première coupe de champagne... 

 

 

Je me souviens… Je m’étais éclipsé avant la fin du repas. Dans la cour, il n’y avait que ce vieux chat, interdit de maison. Je l’ai pris sur mon cœur en lui promettant que, pour lui tenir compagnie, je me privais de dessert. 

 

C’est alors que de la fenêtre entrouverte, j’ai entendu sa voix…. Je me suis approché. Elle était debout, si jolie…


J’ai regardé son mari. Lui aussi était en admiration devant elle. Heureusement, je l’aimais bien, « l’amoureux de ma sœur », comme on l’appelait... Pas un rougeot comme mon oncle et ma mère.

 

Je serrais de plus en plus fort le chat contre moi. Elle chantait. De sa si belle voix, celle qui m’avait tant bercé.


 

Je regarde ma toile. Au premier plan, cette place vide, tandis qu’elle chantait.,rayonnante ...

« Ma » place…


Et ce regret , resté en suspens : pourquoi ma soeur ne s'est-elle pas aperçu de mon absence tandis qu'elle chantait le jour de son mariage...?


 

 

 

Par Domi - Publié dans : Textes
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 5 juin 2009

La chanson balladée



« Ma chanson »

 

Ma chanson sera fontaine 

De mots-larmes en rengaine.

Mon cœur las

Sous le pied d’un blanc lilas

Chantera la même peine.

 

Elle sera sans éclats

Comme un glas

Qui résonne dans la plaine. 

 

Juste quelques « la-la-la » (s)

Doux et plats

Quand la rime sera vaine.

 

Sur la froide porcelaine

De la page blanche reine

- Las ! Hélas ! -

Glisseront, frêles prélats,

Mes maux changés en fredaine.

 

Ma chanson sera fontaine 

De mots-larmes en rengaine.

Mon cœur las

Sous le pied d’un blanc lilas

Chantera la même peine.

 

 

 

domi

 

 

Par Domi - Publié dans : La chanson balladée - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Mercredi 3 juin 2009

" Je ne fais que labourer"


Quand vient le soir, surgit son ombre

Dans mon esprit de vieux rimeur.
La nuit durant, son air charmeur
Flotte en mon gîte au calme sombre.

Les souvenirs, au grand galop
Remontent, de l'oubli, la pente
Pour fondre en vers, sans rien de trop,
Sous cet œil qui point ne s'absente
Quand vient le soir.

Dois-je déclamer que je l'aime ?
Voyez mes champs ! Ils vous diront
Que je creuse, sueur au front;
Mais c'est elle seule qui sème
Quand vient le soir.



un poème de mon ami et "Père" : Flormed

Par Domi - Publié dans : bergerette - Communauté : Sonnets et beaux vers
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Mercredi 27 mai 2009


 " C'est possible "



Je crois qu’il est possible, le pire scénario…
Celui qui ne « doit » pas arriver
Et qui pourtant arrive

L’ancien rêve impossible devenu réalité
Mais réalité impossible
La pire

Le pire cauchemar

Celui que notre mère avait voulu
Aurait voulu
Avait rêvé
De nous cacher
De nous épargner

Mais vient le temps où la vérité
Eclate


Comme un ciel qui tombe sur la tête


Et qui arrête la Vie

Comme un dernier coup porté


Avec si peu de temps devant soi pour espérer en guérir...

Je crois qu’il est possible de tout perdre
Son cœur
Sa foi
Son âme

...

Et je crois qu’il est possible
De recevoir
                        De faire la place

À cette petite
               Et indicible


Impalpable
                  Grâce


De croire

....

 

 

 

domi

 

 


Par Domi - Publié dans : Poèmes divers
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander

Présentation

Me contacter

Cliquer  ICI

Derniers Commentaires

Domino

Cliquez sur le phonographe
 

 

 



 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus